neimënster

neimënster

28, rue Münster L-2160 Luxembourg-Grund

Tél: (+352) 26 20 52 1 Lu - Ven: 8h00 - 19h00 Sam - Dim: 10h00 - 18h00

http://www.neimenster.lu

Corinne Mariaud

Incarnation d’une image idéale, symbole d’une génération consumée par le désir de posséder un corps « parfait », 23 jeunes femmes ont été photographiées par l’artiste Corinne Mariaud pour sa dernière série « Fake I real Me ». Depuis l’adolescence, ces jeunes femmes mettent tout en œuvre pour se confectionner un physique utopique : à travers le maquillage, elles transforment leur visage en utilisant de multiples techniques de modelage et de contouring, pour transformer leur nez, ré-hausser leurs pommettes ou illuminer leur teint … jusqu’à avoir parfois recours à la chirurgie esthétique.
Si Corinne Mariaud a choisi ses modèles en Corée, entre autres, c’est parce que cette obsession du corps idéal y est démesurée. « À Séoul, en Corée du Sud, la quête de la perfection est poussée à l’extrême. Les jeunes femmes placent la beauté physique parmi les choses les plus importantes de leur vie ».  

L’Autre-Portrait & Embody – Cristina Dias de Magalhaes

Cristina Dias de Magalhães présente dans la Chapelle de l’Abbaye Neumünster (Neimënster) les séries L’autre-portrait et Embody, résultat d’une quête photographique et philosophique sur la face cachée de l’identité et du corps. L’autre-portrait confronte l’observateur au portrait sans visage. Chaque modèle exprime à sa façon la face cachée de son identité par la vue de dos, et fait face à ses désirs intimes, ses sentiments enfouis ou ses cicatrices cachées. Le résultat illustre la médiation entre l’harmonie visuelle et le tourment intérieur. L’artiste interpelle ainsi l’observateur sur l’entièreté de l’être en tant qu’individu et en tant que corps en communication perpétuelle entre ce que nous exprimons et ce que nous dévoilons, ce que nous taisons et ce que nous oublions. Dans Embody, qui se traduit par le faire corps, l’artiste déambule à travers différents espaces-temps pour faire dialoguer visuellement et émotionnellement le corps et son environnement. En superposant ses autoportraits de dos à des lieux intérieurs et extérieurs issus de ses propres archives, l’artiste fait corps avec les émotions vécues en ces lieux et leurs séquelles. Les lieux habités par cette présence éphémère se transforment en réverbération d’une période de vie, parlant des origines de l’artiste, de la découverte de son corps, de son émancipation, du désir de séduire, et enfin du devenir femme.

Regards sans limites / Blick ohne Grenzen

Regards sans limites / Blicke ohne Grenzen
Artistes: Thilo Seidel, Florian Glaubitz, Sylvie Felgueiras
L’exposition s’inscrit dans le cadre de la bourse d’aide à la création en faveur de la Jeune Photographie dans la Grande Région transfrontalière (Lorraine, Luxembourg, Rhénanie-Palatinat, Sarre et Wallonie)
Thilo Seidel, lauréat du Prix d’art Robert Schuman est un artiste qui questionne l’image en déconstruisant les techniques et approches photographiques et vidéographiques.
A travers une approche conceptuelle et un sens particulier du graphisme et de la forme, Florian Glaubitz crée des photographies qui interpellent le spectateur par des situations insolites.
Alors que l’expérimentation photographique chez Sylvie Felgueiras est souvent l’objectif une confrontation avec la nature humaine et l’espace intérieur dans un dialogue “flouté” avec le regardeur.

Particles

On connaît, dans la littérature, la notion d’identité en tant que contenant. Ma série actuelle “Particles“, transforme ce concept en une étude de la photographie considérée comme sculpture qui interroge les identités sociales et géographiques.
Plutôt que de représenter un lieu par une photographie grand angle, mon choix d’opter pour une représentation sous l’aspect d’un cube comprimant les objets trouvés sur place permet de fournir un aperçu détaillé du caractère de l’endroit de façon condensée. La forme stricte et normalisée avec un arrière-plan neutre permet de comparer les lieux représentés. Pour créer la forme, les objets sont compressés dans des cubes de verre acrylique normalement conçus pour contenir des artefacts dans les musées. Ici, ils sont utilisés pour préserver les artefacts urbains modernes, ce qui en fait des sujets de recherche archéologique à l’époque de l’Anthropocène.
Sur place, ces éléments sont généralement si dispersés qu’ils deviennent invisibles. Cependant, ils racontent l’histoire d’un lieu donné au moyen de son matériau organique ou inorganique, ou de traces de consommation et de formes d’utilisation différentes, qui contrastent souvent avec le but originel du lieu.
Bien que la série puisse être vue comme une étude de type environnementaliste, l’accent est mis sur son aspect socio-géographique, en ce sens qu’il met au défi les clichés que nous avons de lieux spécifiques.
Qu’il s’agisse d’ustensiles de drogue sur un terrain de jeu, de restauration rapide sur un terrain de sport, de préservatifs à côté d’une église ou d’un squat de drogués près d’une banque prestigieuse – le contraste entre la fonction première du lieu, et les préjugés des gens est frappant et permet parfois de constater que certains stéréotypes se vérifient.