Arendt house

Arendt house

41A, avenue J. F. Kennedy L-2082 Luxembourg-Kirchberg

Tél : (+352) 40 78 78 1 exposition accessible le samedi & dimanche de 09:00 - 18:00

https://www.arendt.com/jcms/dev_5060/en/arendt-art

Noémie Goudal

Le travail de Noémie Goudal explore le rapport de la nature à l’artificiel, de la science à l’imaginaire, du construit à l’inventé. À travers ses oeuvres, elle questionne le paysage sous différents angles, comme une édification du regard. Fascinée par la relation entre un paysage physique et sa construction mentale, elle joue de ce qu’elle représente et de ce qu’elle a représenté historiquement dans l’imaginaire collectif. Une partie de l’oeuvre de l’artiste se compose de larges installations et sculptures qu’elle fabrique de toutes pièces et photographie in situ créant ainsi des « espaces autres », comme ceux décrits par le philosophe Michel Foucault. La réunion d’espaces fictionnels et d’espaces géographiques fabrique des « hétérotopies », lieux concrets qui hébergent l’imaginaire.

Rethinking Nature / Rethinking Landscape

En choisissant Rethinking Nature / Rethinking Landscape comme thème de son projet commun, l’Association du Mois européen de la photographie cherche à mobiliser le pouvoir du médium de la photographie pour étendre le discours écologique à travers de nouveaux regards émergents sur la nature et le paysage.
Les cinq artistes présélectionnés s’intéressent à la complexité de la corrélation entre l’homme et la nature et réfléchissent chacun à sa façon sur les nouvelles représentations et fictions du paysage. Avec les photographies de Vanja Bučan nous entrons dans un univers fantasmagorique et onirique illustrant un écosystème disposé de manière inhabituelle. Chez Inka&Niclas les visions perturbées du paysage sont de l’ordre de l’étrange et du sublime, alors que les photographies des villages ruraux russes en ruine de Danila Tkachenko témoignent d’une époque historique révolue. Chez Anastasia Mituykova comme chez Maria Magdalena Ianchis, les représentations des icebergs et paysages de glace du Groënland se déclinent sous différentes formes d’images mentales et réelles qui se présentent dans des installations où l’archive et la mémoire tentent de représenter les stigmates de l’Anthropocène et de combler le vide laissé par l’impossibilité de photographier la complexité de la nature.