1984 :
Café-Crème asbl se constitue en association à but non lucratif et se lance dans la publication d’un magazine expérimental dans le but de promouvoir les jeunes talents émergents luxembourgeois ( designers, photographes, peintres, architectes ) dans un contexte cosmopolite avec une scène artistique internationale en constante évolution avec des acteurs majeurs dans le domaine de l’art contemporain.

Profitant des possibilités alors émergentes de la publication assistée par ordinateur, l’association – les membres fondateurs sont Paul Bretz, Paul di Felice et Pierre Stiwer – publie un magazine design qui se transforme en un magazine d’art contemporain en mettant l’accent particulier sur la photographie après quelques numéros. Il est distribué à l’échelle internationale dans les boutiques du musée et dans des librairies choisies en Europe ainsi qu’aux États-Unis pendant une courte période. C’est le tout premier magazine publié par ordinateur au Luxembourg.

1993 :
Café-Crème est commissaire d’une série d’expositions à la galerie municipale de Dudelange (galerie Nei Liicht) présentant les nouvelles tendances de la photographie contemporaine d’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg. En tant que participante à l’événement Luxembourg Capitale européenne de la culture (1995), l’association gère une grande exposition intitulée “Paysages : Lieux et et Non-lieux” en collaboration avec le Centre d’art Nei Liicht et le CNA (Centre national de l’audiovisuel) à Dudelange. Café-Crème poursuivra plus tard son partenariat avec Nei Liicht avec des expositions individuelles telles que « Tempi in scena ( 2001) » et « Tempi osceni ( 2009 ) » (co-organisée avec Alessandra Capodacqua, Studio Marangoni, Florence).

La galerie municipale de la ville de Dudelange joue à cette époque un rôle majeur dans la promotion de l’art contemporain au Luxembourg et est une institution de premier plan dans le pays pour la photographie contemporaine.

1994-1997 :

Exhibition catalogue and the classic Family of Man catalogue

L’association est parmi les toutes premières sociétés à mettre en place un site internet au Luxembourg (1994).

L’espace d’exposition Casino Luxembourg – Forum d’Art Contemporain (créé en 1995) – accueille en 1997 la première exposition internationale sur la photographie contemporaine au Luxembourg « The 90s – A Family of Man ?» organisée par Paul di Felice et Pierre Stiwer. L’exposition contribue substantiellement à familiariser le grand public luxembourgeois avec la photographie en attirant l’attention sur les possibles correspondances – ou leurs absences – entre « The Family of Man » de Steichen ( exposition permanente au château de Clervaux ) et des approches contemporaines sur le même sujet.
Rineke Dijkstra, Nan Goldin, John Coplans, Christian Boltanski, Thomas Struth, Beat Streuli font partie de cette exposition qui compte parmi les grands succès populaires. L’année précédente, l’association a publié le dernier numéro de son magazine. Le sujet principal est Photographie après photographie inspiré du texte d’Hubertus von Amelunxen qui prévoit la fin de la photographie telle que nous la connaissons. La technologie numérique et la philosophie post-moderne changent radicalement notre approche de la vérité et la notion d’art d’avant-garde.

Publication on contemporary photography in Luxembourg; publisher BCEE

1998-2006 :
Durant cette période, la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat (BCEE) promeut activement la photographie et lance une collection centrée sur les oeuvres d’Edward Steichen ainsi que sur la photographie contemporaine. L’association est invitée à concevoir un livre sur les photographes contemporains au Luxembourg et un catalogue sur la collection grandissante. En même temps, l’espace d’exposition de la banque ” Am Tunnel” permet d’exposer la collection de l’institution  – les oeuvres vont de Cindy Sherman à Helmut Newton – tout comme les artistes/photographes luxembourgeois les plus contemporains.
Durant cette période, l’association publie trois volumes sur la photographie contemporaine en Europe : Les Trahisons du modèle, Le Bâti et le Vivant, Apparemment léger.
Le ministère de la culture met à notre disposition sur plusieurs années (2000 – 2006) un espace d’exposition, la Chapelle du Rham. Pendant cette période, l’association est en mesure de développer des expositions à grande échelle même si elle doit compter sur du personnel externe pour la manipulation des œuvres – l’aide est fournie par les institutions d’art voisines qui sont prêtes à aider, notamment le Musée national d’art moderne ou le Casino Forum d’art contemporain.
Il y a un certain espoir d’obtenir un espace d’exposition à plus grande échelle pour l’art contemporain, mais une rénovation prévue du bâtiment historique dans la zone protégée du plateau du Rham met fin à ce processus.

L’époque s’avère néanmoins bénéfique pour initier un festival appelé « Les Semaines européennes de l’image » alors soutenu par l’Institut culturel français de Luxembourg en association avec Christian Gattinoni qui enseigne la photographie à l’ENSP d’Arles (France).

Volume 3, 2004

2006-2010 :
La Chapelle du Rham accueille trois grandes expositions internationales consacrées principalement aux artistes scandinaves, italiens et français dont aussi – en partenariat avec le Casino Forum d’art contemporain – l Mutations 1, la première exposition d’Emop (Réseau du mois européen de la photographie).

L’association démarre un projet curatorial à long terme au sein du nouveau réseau European Month of Photography (emop) (une joint-venture de festivals européens de photographie à Berlin, Rome, Vienne, Moscou, rejoints plus tard par Bratislava, Budapest, Ljubljana et Athènes) sur différents sujets liés à l’évolution récente de la photographie. Les membres fondateurs sont la Maison européenne de la photographie à Paris, Kulturprojekte Berlin et Musa Wien ( Museum auf Abruf de la Ville de Vienne ). Les expositions intitulées Mutations 1, 2, 3 sont des vitrines de l’hybridation de la photographie et de l’art vidéo et témoignent de la migration vers l’internet.
S’appuyant sur d’anciennes bonnes relations avec des institutions et musées locaux au Luxembourg tels que Casino Art Forum, le Mudam ( Musée d’art moderne ) ou Carré-Rotondes, les œuvres d’artistes/photographes majeurs (Philippe Ramette, Ori Gersht, David Claerbout, Edmund Clark, Rob Hornstra…) sont exposés dans ces espaces d’art.

Mutation 1 European Month of Photography 2006

Café Crème participe en 2007 avec « Différences partagées » (en collaboration avec Nei Liicht) à la deuxième édition de « Luxembourg et Grande Région Capitale Européenne de la Culture » et présente, entre autres, des œuvres in situ de l’artiste luxembourgeois Marco Godinho.

Le Musée national d’Art et d’Histoire et l’espace d’art de la ville de Luxembourg (Cercle Cité) deviennent des partenaire majeurs en accueillant des expositions axées sur le portrait et le paysage en photographie contemporaine. Des expositions telles que “DistUrbances” ou “Memory Lab” abordent des sujets qui traitent de l’environnement, de la mémoire et de l’histoire en photographie.
De nouveaux espaces d’art innovants comme l’Abbaye de Neumunster permettent de développer des projets d’expositions en plein air.

2009-2013:
Le Casino Luxembourg continue d’accueillir des expositions thématiques telles que Great Expectations – Contemporary Photography looks at today’s Bitter Years (2009 ) ou Second Lives : Jeux Masqués et autres Je (2011).
Au cours de ces années, l’association organise également plusieurs expositions pour des entreprises privées ou les assiste avec l’expertise nécessaire pour accueillir des expositions dédiées à la photographie ou aux arts visuels dans leurs locaux (Arendt & Medernach, BGL-Fortis, Banque de Luxembourg).Le cabinet d’avocats Arendt & Medernach s’implique désormais pleinement dans les activités de l’association et initie une nouvelle dynamique autour du festival en suggérant l’idée d’un prix européen de la photographie qui devient le European Month of Photography Arendt award.

2014-2015 :

Anniversary issue 2014

L’association est fière de ses trente années d’activité régulière et édite un magazine A3 inspiré de sa première publication avec des textes d’experts internationaux de la photo qui sont ses compagnons de longue date. Anniversary issue 2014 Anniversary issue 2014.

Emop décide en 2015 de devenir une structure juridique hébergée au Grand-Duché de Luxembourg.
Bien que les huit villes membres du réseau emop subissent l’impact d’un environnement culturel et politique en mutation, les huit institutions d’Athènes, Berlin, Bratislava, Budapest, Ljubljana, Luxembourg, Paris et Vienne s’engagent à poursuivre et à développer leurs relations autour de projets communs. Néanmoins Athène, Budapest et Ljubljana quittent le réseau et seront remplacés par le Festival photo de Bruxelles et Imago Lisboa au Portugal.
La ville de Luxembourg devient sponsor principal du festival et les espaces d’expositions de la ville tels que le Cercle Cité, le Musée de la ville, la Villa Vauban deviennent des participants réguliers du festival photo Emoplux.
L’association étend également sa collaboration à des institutions voisines comme l’Arsenal centre d’art de Metz (Lorraine / France) et Haus Beda à Bitburg (Allemagne) en période de festival.
Les locaux du Cercle Cité accueillent désormais la lecture de portfolio qui est un événement public pendant le festival photo. Il est destiné à offrir aux artistes locaux ou régionaux l’opportunité de rencontrer des experts internationaux de la photographie et des commissaires de grands festivals.
Profitant de ses connexions européennes, l’association offre des opportunités d’exposition aux photographes luxembourgeois à l’étranger.

2016-2022 :

Catalogue Emop 2021

L’association gère actuellement son 9ème Mois européen de la photographie (prévu en mai 2023) avec la quasi-totalité des partenaires institutionnels du pays ( MNHA ; Mudam, Casino art forum, Neimenster, CNA …) et en étroite collaboration avec le festivals de Berlin, Bruxelles, Lisbonne, Paris et Vienne. Le festival s’étend pour l’édition de 2023 à la ville voisine de Trier (Allemagne) “Europäische Kunstakademie. Le thème dominant depuis 2019 sont les relations de la photographie à la question de l’identité et de la nature.